Portrait de Wangari Maathai : coup de cœur d'Agrid pour la journée des droits de la Femme.

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Wangari Maathai

08 MARS 2022

La journée internationale des droits de la Femme

Toute l’équipe d’Agrid défend des valeurs écologiques mais aussi égalitaires notamment concernant le droit des femmes. Ainsi, à l’occasion de la journée internationale des droits des Femmes, il nous semblait important de partager avec vous le portrait d’une femme qui porte les mêmes valeurs que nous au quotidien : Wangari Maathai, la femme qui plantait des arbres.

Celle qui plantait des arbres

Wangari Muta Maathai est une femme biologiste et militante écologique née en 1940 au Kenya. Fille de fermiers et aînée d’une fratrie de six enfants, à 8 ans, elle intègre l’école primaire grâce à la volonté de sa mère. En effet, à l’époque au Kenya, peu de filles accédaient à la scolarité.

En 1964 elle devient la première femme d’Afrique de l’Est à obtenir un doctorat en biologie. 

Wangari a plus d’une corde à son arc, après ses études elle devient professeur d’anatomie puis assistante de recherche en médecine vétérinaire et enfin doyenne de la faculté de Nairobi au Kenya. 

La 1ère femme à recevoir le Prix Nobel de la Paix

Wangari n’est pas connue pour sa demi mesure, elle est très engagée pour l’écologie et le développement durable. Créatrice du “mouvement de la ceinture verte”, elle est devenue le porte-parole de toutes les femmes kényanes. En effet, au Kenya, la collecte du bois de chauffage et du fourrage pour nourrir les animaux est une affaire de femme. La déforestation et l’érosion des sols kényans oblige les femmes à parcourir des distances de plus en plus grandes. La solution mise en avant par Wangari est de planter des arbres autour des villes et villages en créant de véritables ceintures vertes. Ce mouvement a permis de planter environ 50 millions d’arbres.

Ce qui lui a valu le surnom de “celle qui plantait des arbres”. 

Devenue ministre adjointe à l’Environnement en 2003, elle reçoit l’année suivante le Prix Nobel de la Paix pour “sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix”. 

Militante jusqu'à sa mort

Wangari n’a jamais abandonné ses idéaux écologiques et politiques. À sa mort, en 2011, elle a été enterrée selon ses souhaits, dans un cercueil réalisé en bambou et fibres de jacinthes. En effet, Wangari ne pouvait pas supporter l’idée de tuer un arbre pour en faire sa dernière demeure. Le jour de son enterrement, un arbre a été planté en son honneur au Uhuru Park, le “parc de la liberté”, qu’elle avait sauvé de la destruction grâce à son engagement politique. 

Nous finirons donc sur cette citation de Wangari tirée de son livre “Celle qui plantait des arbres”: 

“L’avenir de la planète nous concerne tous, et il est du devoir de chacun de la protéger. Et, comme je le disais aux forestiers et aux femmes, il n’y a aucun besoin de diplôme pour planter un arbre.”